Roman pour la jeunesse : LES CHAUSSETTES MAGIQUES

Synopsis

En un mot : quand la magie envahit le quotidien d’un adolescent…

Robert, 15 ans, est un adolescent comme les autres… jusqu’au jour où il enfile par inadvertance deux chaussettes de couleur différente. En une fraction de seconde toute sa vie s’en trouve chamboulée car ces chaussettes vont aussitôt provoquer d’étranges phénomènes qui échappent à toute explication logique. Après une série d’expériences pour le moins déroutantes, une solution s’impose à l’ado  : partir avec son père, un scientifique de renom, et parcourir le monde pour en apprendre davantage sur l’origine de ces chaussettes et leurs pouvoirs mystérieux. La Nouvelle-Orléans. Jérusalem : c’est là qu’ils trouveront un début de réponse à leurs questions. Partagé entre l’émerveillement et la révolte devant ce qu’il va découvrir au cours de ce périple, l’adolescent n’aura, une fois rentré en France, qu’une envie : partager ce qu’il a vécu avec d’autres en relatant le plus fidèlement possible les différentes péripéties de son odyssée, si incroyable que cela puisse paraître…

 

ROMAN INITIATIQUE POUR LECTEURS DE 11 à 111 ANS, l’ouvrage peut être lu aussi bien par des adolescents que par des adultes.

Le roman est disponible en e-book

Avis et commentaires

Le manuscrit de ce roman a été donné en lecture à une classe d’élèves de l’Enseignement secondaire par le titulaire du cours de français.

5 étoiles « (…) on retrouve dans ce roman le ton enlevé de cet auteur(…), avec en plus le regard émerveillé d'un adolescent sur la vie; humour, amour et aventure sont toujours au rendez-vous, de même que cette fantaisie débridée qui n'arrête pas de nous surprendre et de nous réjouir. Une mention toute particulière pour l'évocation de la Nouvelle-Orléans (d'avant Katrina !) qui donne envie de chanter et de danser; on court sur les pas de cet adolescent dont l'énergie et l'enthousiasme sont inépuisables. Inutile de dire que je l'ai lu d'une traite. Je le recommande. Un bain de jouvence ! »

Extraits

Le soleil est toujours au rendez-vous quand je me pointe lundi dans la cour de l’école. J’aperçois d’abord Yasmina. Elle me sourit. Dans ses yeux, des bulles de champagne pétillent à l’infini. Je me sens tout chamboulé. Mon cœur entame un solo de batterie, accélérant sans attendre son tempo. Allegro vivace ! J’ai l’impression que mon corps vibre comme une corde de violon.

 Par je ne sais quel miracle, je me retrouve maintenant tout près de ma belle, étonné que les battements à l’intérieur de ma poitrine n’aient pas été entendus jusqu’à Tombouctou. J’appuie mes lèvres sur sa joue, m’attarde un peu pour goûter le satiné de sa peau et humer son parfum avant de me séparer d’elle, à regret, faut-il le préciser.

 — La beauté associée aux mystères des mille et une nuits, dis-je avec le peu de souffle qui me reste.

 — La fantaisie et l’audace des surréalistes, ajoute-t-elle du tac au tac.

 J’ai néanmoins le temps de capter le léger tremblement de ses lèvres qui me montre que la Providence, dans son souci de justice, a équitablement réparti l’intensité du trouble qui s’est emparé de Yasmina et de moi.

 Je veux poursuivre, mais je réalise que nous ne sommes plus seuls. Les autres se sont mis en cercle autour de nous et, avec des mines mi-réjouies, mi-moqueuses, entonnent : « Give love a chance ». Je n’ai pas besoin de faire appel à des dons paranormaux pour savoir que notre désir d’intimité est reporté à une date ultérieure. Je profite du brouhaha pour lui glisser à l’oreille : « Je t’attends à la sortie des cours . » Son regard qui est déjà une promesse me répond sans la moindre ambiguïté. Je pressens que l’attente va être interminable. Si je m’écoutais, je la prendrais par la main pour m’élancer avec elle sur les chemins pavés de bonnes intentions de l’école buissonnière.

 Hélas ! La sonnerie qui ne bat pas au rythme des cœurs amoureux a retenti, nous rappelant au temps de l’étude.

 Patience. Patience.

 

 — Ziiiiiiiinnn !

 Cette fois, c’est la bonne ! Le gong libérateur. Les élèves se ruent vers la sortie. Moi le premier. Si le prof de gym me voyait, il serait convaincu d’avoir dans sa classe un futur champion de 100 mètres haies.

 Il ne me reste que quelques secondes pour expliquer aux plus rationalistes d’entre vous que si Yasmina et moi ne quittons pas les cours ensemble, c’est parce que, en dernière heure, nous avons pris des options différentes. Fin de la parenthèse.

 Tout fébrile, je m’installe sur le trottoir en face de la grande porte. Jacques et Annette passent devant moi.

 — Tu attends quelqu’un ? s’inquiètent-ils.

 Je souris, un peu crispé, à cette manifestation de sympathie au cinquième degré, mais rien ne peut vraiment détourner mon attention de la marée humaine qui dévale les escaliers. J’ai l’impression d’être Christophe Colomb ajustant sa longue-vue pour mieux distinguer l’île qui vient d’émerger dans le lointain. Bruno me fait un signe, sans s’arrêter, heureusement. Il semble toujours un peu sur l’aile, silencieux comme il ne l’a jamais été. D’ailleurs...

 — On y va ?

 Yasmina est là. Ça y est. Mon cœur vient de frapper trois coups très rapides pour me rappeler que ça commence.

 

 TOUT COMMENCE.

 

— Allons-y.

 Nous marchons pendant quelques minutes sans rien dire.

 — Ça fait longtemps, hein !

 C’est Yasmina qui a rompu le silence.

 Je hoche la tête. Les mots ne se bousculent pas au portillon, du moins chez moi.

 — Qu’est-ce qui t’a décidé ? poursuit-elle. Quelle audace tout à coup ! On aurait dit que tu t’étais enfin décidé à faire le saut du cinéma muet au parlant, comme dans ce vieux film qui est passé à la télé « Singing in the rain »!

 Elle me sourit, rose tendre, avec une pointe de malice.

 Je m’arrête et la regarde.

 — Si nous allions au parc ? lui dis-je.

 — Oh oui ! J’adore cet endroit.

 Nous continuons à déambuler en silence jusqu’à ce que nous apercevions les arbres en fête.

 Quelle splendeur ! Brusquement, l’air s’engouffre plus rapidement dans mes poumons. Je ressens comme une sorte de vertige. Je regarde Yasmina. Elle me sourit. Je me noie dans son regard. Est-ce maintenant que... Elle est tellement désirable que... Je détourne un instant les yeux et aperçois à quelques mètres un banc. On dirait qu’il est là pour nous. Yasmina a compris ce qui se passait dans ma tête. Sans un mot, elle fait quelques pas et y prend place. Je la rejoins.

 — Yasmina...

 Sa main s’est posée sur mes lèvres. Nos doigts ont glissé le long du banc et se sont croisés. Je ferme les yeux pour savourer ce moment tant désiré, ce geste qui scelle notre amour.